Mel, TERM S.T.A.V.
Cap sur le Brésil !
En fin d’année de 1ère S.T.A.V., nous avions l’opportunité d’effectuer notre stage en Amérique latine grâce à la mission de Coopération Internationale. J’ai donc choisi de le réaliser au Brésil, sur le campus de l’Institut Fédéral Machado dans le sud du Minas Gerais.
Fondé en 1957, cet établissement est devenu une référence de l’enseignement public brésilien. Il propose des formations techniques, universitaires et de troisième cycle dans des domaines variés comme l’agriculture, l’alimentation et l’informatique, alliant tradition et innovation.
Cette mobilité sera donc rythmée avec mes orientations d’études supérieures soit autour de la production animale et elle me permettra de découvrir les spécificités du secteur dans un autre pays, de travailler dans un contexte technique différent.
Chaque jour, le programme facilitait la découverte des différents secteurs du campus : les ovins, bovins, la pisciculture, la cuniculture, le domaine équin, avicole et également la production végétale. L’état du Machado est particulièrement reconnu pour les grandes cultures (céréales et oléagineux : mais, soja, coton ), le café, la canne à sucre.
J’ai notamment participé à l’ensilage, aux premiers soins donnés aux porcelets, aux agneaux, à l’entretien des infrastructures et j’ai eu la chance de participer à la mise bas d’une truie. Très intégrée dans le campus, j’ai découvert les différentes étapes de la production d’œufs et j’ai pu analyser les méthodes mises en place pour répondre au changement climatique et à l’adaptation nécessaire de l’agriculture.
L’institut fédéral de Machado est également le campus de notre prochain service civique brésilien, Kauê, qui accompagnera les élèves du Club Brésil de janvier à juin 2027, dans leur préparation au 9ème Forum Sciences et Sociétés France Brésil.
Cette expérience m’a permis de renforcer mon autonomie, de développer mon esprit d’initiative, de collaborer avec des équipes multiculturelles et d’acquérir de nouvelles expériences techniques en lien avec ma formation.
Anès, BTS BioQualim.
Un mois en Colombie : une expérience professionnelle et humaine inoubliable
Dans le cadre de mon stage d’été, j’ai eu la chance de partir pendant un mois en Colombie, dans la ville de Mosquera, située dans la région de Cundinamarca.
Dès mon arrivée au centre du SENA (Système National par Apprentissage), du Ministère de l’Agriculture colombien, j’ai été accueilli chaleureusement par les élèves internes de l’établissement. Je ne m’attendais pas à être aussi rapidement intégré. Leur gentillesse, leur curiosité et leur ouverture m’ont immédiatement permis de me sentir à l’aise et de profiter pleinement de cette expérience.
Une découverte d’un établissement agricole unique
Dès le lendemain de mon arrivée, j’ai pu découvrir l’ensemble du campus du SENA, qui s’étend sur près de 110 hectares. L’établissement dispose d’infrastructures particulièrement importantes et diversifiées : plusieurs blocs de salles de cours allant du bloc A au bloc H, des bâtiments administratifs, une salle des professeurs, des terrains de football, un city-stade ainsi que de nombreux espaces dédiés aux activités agricoles et agroalimentaires.
J’ai notamment découvert une grande halle de transformation laitière, une autre salle consacrée à la transformation alimentaire, des serres agricoles et maraîchères, des laboratoires de microbiologie et de biotechnologie ainsi que différents espaces d’élevage.
Ces derniers accueillaient plusieurs espèces animales, notamment des vaches, des chèvres, des moutons et des lapins. Cette diversité m’a permis de mieux comprendre l’organisation d’un établissement de formation agricole et l’importance accordée à la mise en pratique des connaissances.
Apprendre en pratiquant
Durant mon séjour, j’ai eu l’occasion de participer à de nombreuses activités professionnelles et pédagogiques. J’ai notamment pris part à la fabrication de deux types de fromages, une expérience qui m’a permis de découvrir de nouvelles techniques de transformation laitière.
J’ai également eu l’opportunité de traire des chèvres afin de récupérer leur lait pour nourrir leurs chevreaux. J’ai assisté à la fabrication d’une confiture de figues et participé à différents cours qui m’ont permis d’enrichir mes connaissances.
Parmi les expériences qui m’ont particulièrement marqué, je peux également citer l’apprentissage des nœuds de lasso lors d’un cours consacré à l’élevage bovin. J’ai aussi pu suivre toutes les étapes de fabrication d’une culture microbienne, depuis la pesée des ingrédients jusqu’à l’incubation.
Ces différentes activités m’ont permis de découvrir des méthodes de travail différentes de celles que je connaissais et surtout de mettre directement en pratique les connaissances acquises au cours de ma formation.
Une pédagogie basée sur la pratique
L’un des aspects qui m’a le plus marqué durant cette expérience est la place accordée à la pratique dans l’enseignement agricole colombien. Une grande partie de la formation se déroule directement sur le terrain, dans les exploitations, les laboratoires, les serres ou les ateliers de transformation.
J’ai particulièrement apprécié cette approche pédagogique. À mon sens, la pratique permet de mieux comprendre et de retenir les notions étudiées en cours. Elle permet également aux élèves de se confronter directement aux réalités de leur futur métier.
Cette immersion m’a donc permis de découvrir une autre manière d’apprendre et m’a amené à réfléchir sur les différentes méthodes pédagogiques qui peuvent être utilisées dans l’enseignement agricole.
Des rencontres qui ont marqué mon séjour
Au-delà des apprentissages professionnels, cette mobilité m’a surtout permis de faire de très belles rencontres. Les élèves du SENA se sont montrés particulièrement accueillants, souriants et curieux.
Le fait que je sois français a suscité beaucoup de questions. Ils souhaitaient notamment découvrir la France, son fonctionnement, sa culture et son agriculture. De mon côté, j’ai également appris énormément de choses sur la Colombie, ses traditions, son mode de vie et son système de formation.
J’ai rapidement créé des liens avec plusieurs élèves, certains allant même jusqu’à me proposer de me faire découvrir leur ville. Ces échanges ont été particulièrement enrichissants, car ils m’ont permis de dépasser le simple cadre professionnel du stage et de véritablement m’immerger dans la culture colombienne.
La découverte de Mosquera et de la culture colombienne
Mosquera m’a également beaucoup plu par son environnement et son atmosphère. La ville possède une importante biodiversité, de nombreux commerces ainsi qu’une église. J’ai également apprécié son côté rural, avec certaines habitations en briques rouges et des trottoirs présentant des motifs géométriques qui donnent à la ville une identité particulière.
Cette immersion m’a permis de découvrir un environnement très différent de celui que je connais en France et de mieux comprendre le quotidien des habitants.
La gastronomie colombienne a également été l’une des grandes découvertes de mon séjour. J’ai pu goûter de nombreux fruits exotiques tels que la mangue, la papaye, le maracujá, le fruit de la passion et la grenadille. J’ai également découvert différentes préparations à base de riz, de poisson et de légumineuses, notamment les haricots rouges.
J’ai particulièrement apprécié cette cuisine pour sa fraîcheur, sa diversité et ses saveurs. Les repas que j’ai pu découvrir durant ce mois font désormais partie des souvenirs que je garde de cette expérience.
Une expérience qui restera gravée
Ce séjour en Colombie a représenté bien plus qu’un simple stage. Il m’a permis de développer mes compétences professionnelles, de découvrir de nouvelles techniques agricoles et agroalimentaires, mais également d’améliorer considérablement ma maîtrise de l’espagnol.
Cette mobilité m’a aussi permis de gagner en autonomie, de m’adapter à un nouvel environnement et de m’ouvrir davantage à une culture différente de la mienne.
Je retiens particulièrement la générosité des Colombiens, la passion des enseignants, la richesse des enseignements pratiques et les nombreuses rencontres que j’ai pu faire. Cette expérience m’a également permis de prendre conscience de l’importance des échanges internationaux dans une formation agricole.
Je suis donc très reconnaissant envers Hélène Jouhanneau, en charge de coopération internationale avec l’Amérique latine pour l’Agri Campus 66, Magali Loupias, chargée du réseau Andin pour le B.R.E.C.I., ainsi qu’à toutes les personnes qui ont contribué à rendre cette mobilité possible.
Après un mois d’immersion professionnelle, culturelle et humaine, je peux le dire : la Colombie m’a conquis.





